Personnellement, je préfère le soleil, la nature éveillée, les piaillements des hirondelles qui voltigent dans les aires, le chant des merles lorsque le jour décline pour laisser place à la douce nuit, l’odeur de la paille fraîchement coupée dans les chants et du gazon que l’on tond.

L’hiver a aussi son charme quand la neige recouvre nos campagnes de son manteau immaculé, les odeurs chaudes de la cannelle et des épices dans les maisons. Mais, les arbres dénudés, le froid vif, le vent d’hiver cinglant nous ramène  à la réalité d’une saison qui est dure mais néanmoins nécessaire.

S’il n’y avait pas d’hiver, la nature, les terres ne pourraient pas se reposer,  elles s’épuiseraient à force d’être sollicitées. La vermine et les parasites dans les herbes, dans les airs ne serait pas éliminée…. L’hiver a sa raison d’être.

Comme l’épreuve qui :

  • Met nos cœurs à nu:

Psaume 139:23  « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Eprouve-moi, et connais mes pensées!  Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité! »

  • Nous « oblige » à la solitude pour nous reposer, afin de réfléchir:

Osée 2:16 « C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. »

  • Détruit nos vaines pensées, nos raisonnements humains, nos illusions quant à nos  prétendues mérites :

Jacques 1:22  « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »

Jacques 1 v 2 et 3 « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. « 

1 Pierre 1 v 5 à 9 « A vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. »

Les épreuves d’une tasse à thé !

Je me rappelle l’époque où, avant d’être une tasse à thé, je n’étais qu’une boule d’argile. Un jour, mon maître s’empara de moi puis se mit à me frapper de ses mains et à me modeler. Cela me faisait mal, je le suppliais d’arrêter, mais il se contenta de me sourire en disant :  » PAS ENCORE ! « 

J’avais si mal au cœur que je croyais que ma fin était venue. Heureusement, il finit par me sortir de là ! Puis il me plaça sur un tour de potier et me fit tourner, tourner… Je ne comprenais pas pourquoi.

Puis il voulait me faire passer par le feu. Alors j’hurlais, je le suppliais d’arrêter, de me faire sortir du four.
A Travers la porte vitrée, je distinguais encore son visage et je le vis me sourire et hocher la tête, en disant :  » PAS ENCORE ! « 

Puis soudain, me saisissant, le Maître se mit à me poncer et à me brosser.  Il prit un pinceau et me
badigeonna de toutes sortes de couleurs.  Les vapeurs étaient si fortes que je cru m’évanouir. Je l’implorais d’arrêter, mais avec le même sourire, il me dit à nouveau :  » PAS ENCORE ! « 

C’est alors qu’il me plaça dans un autre four, deux fois plus chaud que le premier. Cette fois, j’allais suffoquer, j’en étais sûre. En larmes, je le suppliais, mais une fois de plus, il se contenta de me sourire en disant :  » PAS ENCORE ! « 

À ce moment-là, la porte s’ouvrit toute grande et le Maître annonça :  » MAINTENANT ! « 

Il me prit sans ses mains et me déposa sur une étagère. Ensuite, Il me tendit un miroir en me disant de me regarder. Je n’en croyais pas mes yeux. Je m’écriai : «  Whaou, quelle magnifique tasse ! »

Alors le maître expliqua : » Je voudrais que tu comprennes : Oui, quand je te frappais et que je te modelais, je savais que cela te faisait mal. Je savais que le tour te donnait des vertiges. Mais si je ne m’étais pas occupé de toi, tu te serais desséchée, et tu serais restée à tout jamais une simple boule d’argile. Ta personnalité n’aurait pas pu s’épanouir. Je savais que le premier four était brûlant, mais si je ne t’y avais pas mise, tu te serais effritée.

Je savais que tu étais incommodée par le ponçage et la peinture, mais si je t’avais épargnée, ta vie serait restée sans couleurs.  Et le second four, oh ! Je savais bien qu’il te serait presque insupportable !  Mais vois-tu, si je ne t’y avais pas placée, tu n’aurais pas été capable de résister aux pressions de la vie. « 

Ta force n’aurait pas suffi, et tu n’aurais pas survécu longtemps. Tu vois, alors même que tout te semblait si difficile, je prenais soin de toi.  Je savais ce que tu allais devenir. Dès le premier instant, j’entrevoyais déjà le produit fini ! Ta foi en est devenue si ferme.

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Mon frère, ma sœur, fait confiance au divin potier, même si tu ne vois aucune solution, même si le désespoir inonde ton cœur, même si ton assurance vacille, prends courage, il te faut cet hiver pour ta vie mais il ne durera qu’un temps car le printemps reviendra. Le Seigneur  te voit déjà comment tu seras après l’épreuve.