Il est important de comprendre que la sanctification est essentielle dans la vie spirituelle. En pratique, il nous faut réaliser le processus. C’est vrai qu’en méditant la parole de Dieu, on se trouve en face de ce qui peut paraître être une contradiction; lisons dans 2 Corinthiens chap.7 ver.1 : « Ayant de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu » , et 1Tessaloniciens chap.5 ver.23-24 : « Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelé est fidèle, et c’est Lui qui le fera . » .

Il y a eu à cesujet bien des tensions dans le monde évangélique en adoptant comme unique méthode seulement l’un des deux textes, en évacuant l’autre , et en cela certains se sont fourvoyés. Ceux qui se référaient uniquement au premier texte se sont attelés à la tâche surhumaine de se sanctifier eux-même jusqu’à tomber dans la culpabilité permanente. Une autre catégorie, qui mettait en avant le deuxième verset, se sont abstenues d’essayer de faire, affirmant que la sanctification est l’affaire de Dieu.

Dans les deux cas, il y a eu d’immenses déceptions. La méditation du sujet, dans la prière, permet au Seigneur de lever le coin du voile, pour en révéler Sa pensée, dans ce qui aurait pu nous faire croire à une contradiction de l’expérience journalière. Brièvement, la sanctification pratique se trouve dans cette interaction, ou mariage du commandement :  » travailler à votre sanctification », et de la promesse  » c’est Dieu qui le fera ». De cette union active naîtra l’expérience profonde. Il est étonnant que dans certains milieux évangéliques, par peur d’affaiblir la notion de la grâce, on fasse abstraction des décisions volontaires de la volonté, comme si il n’y avait pas de coopération possible entre le vouloir et la grâce divine.

Cependant, pour un navire, la voile est nécessaire. Mais il est certain qu’une voile sans vent n’est qu’une étoffe inerte, et que le vent sans voile est une puissance invisible humainement. Mais lorsque se conjugue ces deux attributs, alors le navire de la sainteté ne restera pas en panne, il progressera. Chaque enfant de Dieu doit travailler à sa sanctification :Philippiens chap. 2, ver.12 cela consiste, de manière imagée, à tisser la voile de son navire, pour permettre au vent de l’esprit de nous faire avancer.

Il y a deux règles pour faire simple:

  • 1ère règle, il faut fuir le mal, lisons dans Job chap.28, vers.28: « s’éloigner du mal, c’est l’intelligence », cela devrait-être inscrit dans nos consciences, afin de ne pas tomber dans les calculs proposés à notre chair ; beaucoup de textes nous avertissent de nous éloigner du mal, du mensonge et de la médisance, Psaumes 34 vers.15 . A l’aide d’une concordance, nous pouvons trouver les textes qui nous en montrent les dangers de ne pas fuir ces choses.
  • 2ème règle, fais le bien, 1Pierre chap.3, vers.11. Parce qu’un jour un grand tri sera fait ! Ceux qui seront agréés de Dieu, qui auront démontré leur foi par leurs bonnes oeuvres, et les autres, égoïstes négligents, qui avec protestations, ne seront pas reçus, car la foi sans les oeuvres est morte, Jacques chap.2, vers.17et 26 .

Tite chap.3, vers.8 : « Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes oeuvres. » Fuis le mal et fais le bien, répondons oui à cet appel, en s’appuyant sur Sa grâce !

Richard Tomaszewski